photographies

photographies © Gaia Baur, 2019-2020 – tous droits réservés.

PHOTOGRAPHIE | DOMAINES & COMPÉTENCES

photographie, organisation shooting, set design, gestion d’équipe, traitement d’image, post-production, développement, print.

La mise en scène est un mode d’expression que j’affectionne particulièrement. Mon processus de création implique mes modèles dans la réalisation des œuvres. L’intimité et la relation qu’ils tissent avec le sujet que j’explore en image est une des composantes essentielles de mon travail.

BIO

Franco-Suissesse, je suis originaire de Paris et j’habite en Suisse depuis 2000. J‘ai suivi sept années de formation professionnelle à l’école d’art de Vevey – CEPV en Suisse. J’ai terminé un bachelor en photographie en juin 2020. J’ai également un bagage musical avec quinze années de formation cumulant le piano, le chant et le solfège au conservatoire de Lausanne. Je suis curieuse des arts, de la littérature, de l’histoire de l’art, des sciences ainsi que des thèmes de société et problématiques contemporaines.

actualité

Armement Juvénile - © Gaia Baur, 2020

Série ”Make Switzerland Great Again” – Photo: ”Armement juvénile” © Gaia Baur, 2020 – tous droits réservés.

MAKE SWITZERLAND GREAT AGAIN

FESTIVAL VEVEY IMAGES – SWITZERLAND – Sept. 2020

« Make Switzerland Great Again » est un projet photographique de mises-en-scènes, qui vise à questionner les problématiques liées à l’éducation américaine. Ce travail aborde des thématiques telles que l’abstinence, l’armement juvénile ou l’auto-ségrégation, mises en reliefs avec des recherches d’articles, de témoignages et de statistiques

TEMPTED CHILDREN – Photo © Gaia Baur, 2019 – tous droits réservés.

CAN YOU SEE THE SHOW FROM HERE

FÊTE DES VIGNERONS – SWITZERLAND 2019

èL’exposition ”can you see the show from here” se tient au musée de l’appareil photographique de Vevey, à l’occasion de la Fête des vignerons 2019 en Suisse.

Parallèlement à mes activités au sein d’ARTECAPT je suis également membre du collectif de photographes FS20. Avec eux, j’ai ainsi participé durant l’année 2019 à la création de cette exposition.

Nous sommes onze jeunes photographes à avoir réalisé des œuvres photographiques avec notre propre interprétation de cet évènement national suisse qui ne se produit que tous les 20-25 ans. Au vernissage, nous avons eu le plaisir de recevoir plus de 150 visiteurs ainsi que la presse qui a fait l’écho de notre évènement, qui durera jusqu’au 11 août 2019.

Mon travail photographique ”Tempted Children”, s’inspire des tableaux du peintre Paul-Charles Chocarne Moreau, peintre du 19eme siècle. Son sujet de prédilection prête à sourire ; la désobéissance enfantine face au clergé. Ses peintures intemporelles de scènes de vie amusent, tandis qu’elles nous rappellent les récits de notre enfance semblable à « Tom Sawyer » où l’art subtiles de la bêtise n’a de limite que l’imagination d’un enfant.
Dans cette photographie, c’est ce sentiment jeune de liberté que je souhaite partager. Quelle meilleure bêtise d’ailleurs, que de voler le vin de messe de l’église du village…?

J’ai réalisé cette mise en scène en résonance avec la fête des vignerons et sur plusieurs clés de lectures : il y a tout d’abord cette fête nationale, cette célébration des professionnels du vin qui est organisée par leur confrérie tous les 20-25 ans. Cet évènement rare se veut à la fois festif et sacré ; j’ai voulu capter l’espièglerie, l’innocence et l’intense joie de cette  première expérience de l’interdit.

L’abbé-président François Margot qui préside la fête des vignerons 2019 a lui-même dit qu’il percevait une dimension spirituelle dans les festivités veveysannes, une dimension qui nous ramène au sacré.

MA DÉMARCHE ARTISTIQUE

Les deux points principaux que je choisis de mettre en avant, sont ceux qui me permettent de définir ma démarche. Cela, sous la forme d’une comparaison et d’une réflexion sur ma façon de concevoir ma photographie.

Premièrement, c’est le besoin de mettre en avant les moments décernés par une globalité comme insignifiants ou négligeables.
Dans ma démarche, mon souhait est toujours de traiter de sujets marginaux. Qu’ils soient mis de côté car ils sont tabous ou désuets, ces thèmes ont pour moi une importance primordiale dans la personnalité de chacun et ne doivent pas êtres sous- estimés.

Un sourire dans la rue, un instant d’introspection ou la maladie d’un parent sont des événements qui forgent la personne que nous sommes, autant, que nos réactions ou nos choix face à ceux-ci.
 La décision de les relever n’est pas forcement renversante ou scandaleuse, elle ne changera probablement grand chose, mais elle nous permet à nous et à d’autres de se retrouver dans les expressions des modèles et de se pencher à nouveau sur des instants de vie trop vite oubliés.

Deuxièmement, il est question de cette comparaison substantielle et esthétique entre les médias audio-visuels et la vie de tout un chacun.
 Nous sommes chaque jours exposés à des centaines d’images, à des publicités, des films et des séries télévisées.

Tous ces médias nous renvoient un reflet plus ou moins réaliste de notre société. Nos certitudes sont sans arrêt remises en question par des exemples de vie, partiellement tangibles. Jusqu’au moment fatidique où notre seul référent devient la fiction de la réalité, durant ce temps la factualité est affectée et paraîtrait presque terne et fade à côté de son illusion.

Ce désir commun nous amène à questionner la pertinence du réel en photographie. Un sujet réel mais illustré de façon factice serait-il plus accessible et séduisant pour le publique? Ne dit-on pas que l’imaginaire est parfois plus réel que le réel ?


L’attrait de la mise en scène est également celui de l’imaginaire et demeure, à mon avis, intimement lié à notre enfance. L’aspect cinématographique, comme le dit Philip-Lorca diCorcia, n’est pas forcément volontaire, mais il se réfère à certains codes esthétiques incontournables.

Ainsi, il est peut être pertinent de se poser la question de l’esthétisme et du documentaire (au sens large du terme), qui reste à ce jour controversée ; L’esthétisme permet-il de faire plus facilement digérer la réalité? Dans mon cas, j’ai pour rigueur de laisser une grande place au contexte, mais tout en le rendant ”trop parfait” pour qu’il puisse paraître totalement réel.

La retouche et la présence de lumière mélangée, rajoutent un aspect romanesque et clairement illusoire.

” RACISM_ORIGIN ”

Photo © Gaia Baur